Le mois de novembre 2020 a sonné le début de l’ère de la 5G en France. Ce nouveau réseau fait ses débuts dans l’hexagone mais reste encore balbutiant et difficile à décrypter. Anticip fait le point sur  cette nouvelle évolution technologique dans l’univers de l’internet mobile

La cinquième génération  de communications mobiles est là. Attendu depuis 2018 en France et l’ouverture du guichet « pilote » par l’ARCEP, la 5G commence timidement à montrer le bout de son nez. Ce réseau dit d’« ultra haut débit »  a été activé par plusieurs opérateurs français dans près d’une trentaine de ville. Il devrait s’étendre à plus d’une centaine de communes d’ici la fin de l’année.

La 5G : toujours plus puissante et plus rapide…

La promesse de la 5G est elle : jusqu’à 1Gb/s de débit en réception et un débit d’émission pouvant aller jusqu’à 300 Mb/s. Une vitesse qui permettra de démocratiser encore davantage le streaming et d’accélérer les téléchargements. Un utilisateur pourrait alors télécharger un film HD de 30Go en 3 minutes contre 17 minutes en 4G. Une photothèque de 500 photos sera disponible en 40 secondes contre 3 minutes sur un réseau de quatrième génération.

…mais pas pour tout le monde

Des chiffres impressionnants mais quelques peu illusoires. Selon la distance entre votre mobile et l’antenne 5G ou encore le nombre de personnes présentes sur le réseau,  les performances de votre débit risquent fort de varier et il est peu probable que les abonnés atteignent de telles vitesses. Et ce n’est pas le seul facteur de disparité entre les utilisateurs. En effet, dans certaines villes, les abonnés n’auront pas le droit tout de suite à une vraie 5G.

Une 5G à fréquences multiples

Au moment de l’attribution des fréquences, l’ARCEP a autorisé à utiliser les fréquences de la bande 3,4 à 3,8 gigahertz, réservée désormais à la 5G.  Toutefois, en plus de ces nouvelles fréquences, les opérateurs ont la possibilité d’affecter leurs anciennes fréquences (2G, 3G et 4G)  à la 5G. Or ces fréquences vont 700 Mhz à 2,6 Ghz et ne permettent donc pas d’exploiter cette technologie au maximum de ces capacités.

Image ARCEP – 2020

Si la 5G sera bientôt accessible dans plusieurs villes d’ici fin 2020, les abonnés devront faire face à des disparités dans leur utilisation. Dans une ville, un abonné aura accès à une 5G très rapide en 3,5 Ghz . Dans une autre ville, son utilisation sera bloquée en 2,1 Ghz voire en 700 Mhz.

Un réseau encore en construction

Aujourd’hui sur les 18.210 sites attribués par l’ARCEP, 1.117 se situent dans la bande 3,5 GHz. 5.323 sites se trouvent dans la bande 2,1 GHz et 11.770 dans la bande 700 MHz. Des chiffres qui en disent long sur la disparité de la 5G pour ce lancement.  Heureusement cette situation est temporaire. Dans les semaines et mois à venir, de nouvelles antennes vont être implantées dans toute la France. Ces antennes, après autorisation de l’Agence Nationale des Fréquences, pourront émettre sur la bande de fréquence 3,5 Ghz. Elles permettront de couvrir un plus grand nombre d’utilisateurs avec une 5G réellement performante. L’accès à la 5G pour les deux tiers de la population est prévue pour 2025 mais une « vraie » 5G devrait être disponible pour un grand nombre d’utilisateurs dès février-mars 2021.

Dois-je passer à la 5G pour mon entreprise ?

Les améliorations offertes par la 5G sont alléchantes et il est compréhensible que certaines entreprises décident de tenter l’aventure. Si vous êtes situé dans une zone couverte et que vous êtes particulièrement technophile, cela peut avoir le coup de franchir le Rubicon. Pour les autres professionnels, nous leur recommandons de patienter quelques semaines avant de sauter le pas. D’ici le mois de mars, Paritel, en tant qu’opérateur télécom, lancera ses premiers forfaits 5G accessibles aux professionnels. Une décision prise dans le but d’offrir un service de qualité en adéquation avec les besoins des entreprises en matière d’internet mobile. Votre entreprise pourra alors bénéficier d’un forfait 5G en 3 Ghz, idéal pour catalyser votre activité depuis votre smartphone.